« Maman… dit-elle dans un souffle pur. Tu as vu ? Papa est revenu. »

Alina s’effondra contre nous, et pour la première fois depuis six ans, mes bras entourèrent les deux seules personnes pour lesquelles mon cœur continuait de battre. Nous formions un seul bloc, un seul souffle au milieu de la cour déserte de St. Margaret.

Le silence qui s’abattait enfin n’était plus celui de l’absence, du secret ou de la lâcheté humaine. C’était le silence apaisé de la vie qui reprenait ses droits, indestructible, après avoir traversé la plus obscure des nuits.