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Le silence qui s’abattit sur la galerie privée du domaine Sterling n’avait rien d’ordinaire. Ce n’était pas l’apaisement d’une querelle éteinte, mais ce froid lourd et suffoquant qui précède l’effondrement d’un édifice. Au sol, sur le parquet de chêne ciré reflétant les lustres de cristal, des dizaines de feuillets jaunis gisaient, froissés, échappés du ventre déchiré du lapin en peluche.
Charlotte, serrée contre la poitrine de son père, tremblait encore de tout son petit corps. Ses petites mains noircies par la poussière du recoin mural s’accrochaient au revers du smoking…