Uncategorized
L’Ombre du Commandement Le silence dans le bureau du commandant n’était plus seulement pesant ; il était devenu irrespirable, chargé d’une tension si dense qu’on aurait pu la trancher au couteau de tranchée. Le colonel Marchand, commandant en titre du 4e régiment et maître des lieux, gardait la main posée sur le dossier écarlate. Ses doigts osseux s’y crispaient, trahissant un mélange d’effarement et de colère froide. Henri, le visage cireux, oscillait sur ses talons, comme si le plancher de chêne ciré venait soudainement de se dérober sous ses bottes impeccables.
Marchand prit une inspiration lente, presque douloureuse, avant de fermer d’un coup sec la chemise cartonnée. Le claquement résonna comme un coup de feu dans la pièce feutrée. “Lieutenant Henri,”…