Je descendis lentement les marches de marbre blanc, les mains dans les poches de ma veste, respirant à pleins poumons l’air frais du matin. En traversant la place, je vis des passants s’arrêter pour lire les nouvelles sur leurs téléphones, des gens qui commençaient leur journée de travail avec un regard un peu plus léger, un peu plus digne.

Derrière moi, le palais de justice se dressait sous les premiers rayons du soleil. Ses portes étaient grandes ouvertes, et pour la première fois depuis très longtemps, la ligne tracée sur le sol ne servait plus à exclure les justes, mais à protéger les faibles.