Je suis restée seule quelques secondes devant la photo de maman.

J’ai pensé à cette soirée où j’avais découvert Lucas couvert de crème, incapable de pleurer, au milieu d’une pièce remplie d’adultes.

J’ai pensé à la gifle, au téléphone dans mes mains, au regard de mon père devant les vidéos.

Et j’ai pensé au petit garçon qui venait de rire à l’idée de rater un gâteau.

Ce Noël-là, nous avons perdu une illusion de famille parfaite.

Mais nous avons commencé à retrouver quelque chose d’infiniment plus précieux.

Le jour où mon petit frère a compris qu’il avait le droit de faire des erreurs sans avoir peur, notre maison est enfin redevenue un foyer.

 

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