Uncategorized
Le grincement sourd de la tôle sous les poings du motard fit vibrer les néons poussiéreux du garage. À mes pieds, Doña Elena papillonnait des paupières, sa respiration sifflante raclant le fond de sa gorge. La fine traînée de sang sur sa tempe s’était épaissie, traçant un sillon sombre qui venait mourir contre le col amidonné de son chemisier.
Je n’avais pas dix secondes pour décider de mon sort. Si j’ouvrais la porte piétonne du garage, ces inconnus découvriraient le corps d’une vieille femme gisant dans une mare d’huile…