Je regardai mon enfant, dont la petite main venait d’agripper fermement mon index de ses minuscules doigts chauds.

« Léo », répondis-je dans un souffle apaisé, sentant une paix profonde et inébranlable m’envahir pour la première fois de ma vie. « Il s’appelle Léo. Parce qu’il a le cœur d’un lion, et qu’aucun menteur ne pourra jamais lui voler sa vérité. »

L’ambulance plongea dans l’obscurité de la plaine, filant à toute allure vers une nouvelle aube, laissant définitivement derrière nous les cendres fumantes des impostures et des lâchetés du passé.