« Je n’ai jamais eu peur de toi, Dominic, » dit-elle d’une voix claire, débarrassée de toute hésitation. « Les monstres étaient sous le toit de mon père. Toi, tu n’étais que l’orage qui les a balayés. »

Elle se serra contre lui. Dominic referma ses bras puissants autour d’elle, l’enveloppant dans son manteau comme pour la protéger du monde entier, des fantômes du passé et du vent froid de l’océan.

Ils restèrent ainsi, enlacés au sommet de la colline, deux survivants unis par le deuil et par un amour forgé dans le sang et la vérité.

La ville s’étendait en contrebas, immense, grouillante, soumise à l’autorité invisible de Dominic Moretti. Mais pour Dominic, l’univers tout entier se résumait désormais au souffle régulier de la femme blottie contre son cœur, marchant pas à pas vers un avenir où, peut-être, les rires d’un autre enfant viendraient un jour chasser les ténèbres de la nuit.