Luca posa la petite boîte sur la table. En l’ouvrant, Nora découvrit les clés d’un appartement flambant neuf, situé dans un quartier calme et verdoyant de la ville, à dix minutes à pied d’une excellente maternité. Et dans l’enveloppe, un contrat en bonne et due forme, ainsi qu’un chèque couvrant largement tous les frais de layette et les loyers à venir.

— Le berceau que tu as choisi en vitrine est déjà payé et livré dans ta nouvelle chambre, dit Luca avec un clin d’œil complice. Et pour ce qui est de ton travail… si tu le souhaites, tu pourras veiller sur mon père. Il paraît que vous formez une excellente équipe de conversation.

Nora sentit les larmes l’envahir, non plus de peur ou de désespoir, mais d’un soulagement immense. Elle posa ses mains sur son ventre rebondi, sentant un petit coup de pied vigoureux, comme si le bébé lui-même célébrait cette victoire inattendue.

— Merci… murmura-t-elle, la voix brisée par l’émotion. Merci du fond du cœur.

Arthur leva sa cuillère en argent vers elle, le sourire aux lèvres, dans un toast silencieux.

Au dehors, la tempête de neige s’était calmée, laissant place à un ciel étoilé d’une pureté rare. Dans le manoir des Moretti, pour la première fois depuis des années, le silence n’était plus synonyme de peur, mais de paix retrouvée.