Le Joyau de Florence Le vent d’automne s’engouffrait par la double porte restée entrouverte, faisant frémir les pétales écrasés des fleurs sauvages sur le marbre immaculé. Dans le vestibule baigné par la lumière déclinante du crépuscule, le silence était devenu plus lourd qu’un arrêt de mort. Florence tremblait contre le torse d’Edward, son souffle rauque et sifflant heurtant le drap de laine de son complet sombre. Elle semblait s’être ratatinée en quelques secondes, devenue aussi fragile qu’une brindille prête à se rompre sous une bourrasque.
Edward ne bougeait pas. Son regard allait des yeux rougis et suppliants de sa mère au visage déformé de Victoria. Sa femme. La femme qu’il avait rencontrée trois ans plus…