Uncategorized
Le silence dans le grand cabinet de travail d’Alejandro de la Vega n’était plus celui, feutré et respectueux, des après-midis passés à étudier les bilans financiers. C’était un silence de plomb, épais, suffocant, chargé de cette électricité statique qui précède les tempêtes dévastatrices. L’odeur du cuir ciré, de l’acajou ancien et du parfum capiteux de gardénia dont Vanessa s’inondait chaque matin semblait soudain figée dans l’air immobile.
Sur le bureau massif reposait le vieux téléphone portable de Rosita. Son écran, zébré d’une longue fissure témoignant d’années de privations et de chutes accidentelles, brillait d’une lueur blafarde. Puis,…