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Le silence qui s’abattit sur la réception de Rosewood Hall devint soudain si compact qu’on n’entendait plus que le clapotis régulier de la fontaine centrale et le bourdonnement sourd du système de climatisation. L’air sentait la cire d’abeille, les lys blancs fraîchement coupés et l’arôme entêtant de jasmin capiteux dont tante Vivian s’aspergeait chaque matin comme d’une armure d’invulnérabilité.

Les doigts manucurés de Vivian, vernis d’un rouge carmin éclatant, restèrent figés en l’air, à mi-chemin d’un geste dédaigneux. Sa bouche entrouverte laissa échapper une respiration courte, presque imperceptible. Derrière…