Uncategorized
L’écho des mots de mon beau-père, Arthur, résonna contre les boiseries de la grande salle à manger comme un coup de fusil tiré à bout portant. La pendule comtoise égrena ses secondes dans un calme d’une violence inouïe. La brûlure sur le dos de ma main gauche pulsait à chaque battement de mon cœur, une morsure vive qui m’arrachait des sueurs froides, mais mon corps ne bougeait plus.
Mon alliance reposait toujours sur la nappe immaculée, à deux centimètres du verre de vin rouge de Julien. Julien, mon mari. L’homme dont le visage venait de se vider de…