Laurent la contempla longuement. Dans la posture de cette jeune femme de vingt-cinq ans, il ne voyait plus seulement sa fille chérie, mais une véritable cheffe d’entreprise, une meneuse d’hommes capable d’allier la grâce à la rigueur, la justice à la fermeté.
À l’intérieur, les applaudissements chaleureux de l’assistance retentirent, réclamant les créateurs et la direction.
Chloé sourit, vida sa coupe, et franchit les portes coulissantes pour regagner la salle baignée d’une lumière radieuse. Le passé s’était dissous dans l’obscurité du monde extérieur ; devant elle s’ouvrait un règne où la beauté du vêtement n’était plus le masque de la cruauté, mais l’expression la plus pure de la dignité humaine.