Maya marchait d’un pas tranquille sur la route goudronnée qui serpentait à travers la forêt brumeuse, les mains enfoncées dans les poches de sa veste en cuir, respirant à pleins poumons l’odeur des pins humides et de la terre mouillée. Elle n’avait pas de bagages, pas d’ordres à suivre, pas d’ennemis à traquer. Elle avait simplement la route devant elle, immense et dégagée, et pour la première fois de son existence, le silence autour d’elle n’était plus celui d’une prison ou d’un champ de bataille, mais celui d’une liberté chèrement reconquise.