J’enfilai ma vieille veste de travail en cuir, dont les doublures intérieures étaient désormais vides de tout dossier secret et de tout compte d’apothicaire sordide. Les deux poches secrètes ne contenaient plus que mon carnet d’esquisses et les clés de mon nouveau foyer.

Je respirai à pleins poumons, sentant la force tranquille de mon cœur battre dans ma poitrine réparée. J’avais payé de mon sang le droit d’exister pour moi-même, et aucune dette au monde ne viendrait jamais plus réclamer ce que j’avais conquis sur la mort.