Le vent d’automne fit bruisser les grands marronniers au-dessus de sa tête, dispersant quelques gouttes de pluie restées suspendues aux branches. Julien se releva, mit ses mains dans les poches de son manteau et contempla l’horizon dégagé de la ville qui s’éveillait au loin dans le grondement familier du monde des vivants.
« Repose en paix, maman, murmura-t-il dans un souffle. Tout le monde sait, maintenant. »
Puis il fit demi-tour et remonta l’allée baignée de lumière, sans se retourner.