Evelyn porta la main à sa tempe bandée, puis la glissa doucement dans la mienne. Pour la première fois depuis la veille au soir, ses doigts ne tremblaient plus du tout.

« Qu’allons-nous faire maintenant ? » murmura-t-elle, non pas avec angoisse, mais avec l’immensité du vide qui succède aux tempêtes dévastatrices.

Je serrai sa main tiède, fermement, sentant sous notre étreinte commune le poids d’un passé qui venait d’être pulvérisé.

« Nous allons rebâtir », répondis-je en tournant le dos aux gyrophares qui s’éloignaient dans un concert de sirènes hurlantes. « Mais cette fois-ci, Evelyn, ce sera sous notre propre nom. »