Le verdict fut sans appel.
Héctor fut condamné à douze ans de prison ferme pour violences familiales aggravées, tentative d’extorsion et complicité de faux en écriture publique. L’autorité parentale lui fut retirée de manière définitive et irrévocable, sans aucun droit de visite ni droit d’information sur la vie de l’enfant. Teresa écopa de neuf ans d’emprisonnement pour tentative d’escroquerie en bande organisée, mise en danger d’un nouveau-né et complicité de violences. Le notaire Valenzuela vit sa charge révoquée à vie et fut condamné à six ans d’emprisonnement.
Le jour où les condamnations devinrent définitives, Mariana organisa une petite fête dans le jardin de sa maison de Zapopan.
Les bougainvilliers en fleurs déversaient une pluie de pétales fuchsia sur la terrasse ensoleillée. Mateo, désormais âgé de huit mois, gazouillait joyeusement sur une couverture d’éveil étalée sur le gazon frais, tentant d’attraper les bulles de savon que Rebeca soufflait avec un sourire radieux.
Mariana contemplait sa maison. Les serrures étaient neuves, l’atmosphère était légère, purifiée de toute présence toxique. Elle avait réaménagé chaque pièce, effaçant le moindre souvenir de l’homme qui avait tenté de la détruire.
Elle prit Mateo dans ses bras, sentant l’odeur sucrée de la peau de son fils, son rire cristallin vibrant contre sa tempe.
« La vie était mieux avant ? » murmura-t-elle doucement en déposant un baiser sur le front du petit garçon.
Elle sourit, le regard tourné vers l’horizon lumineux de Guadalajara. La vie n’avait jamais été aussi belle, car désormais, elle n’appartenait qu’à eux deux.