Un soir de printemps, alors que les arbres du jardin bourgeonnaient enfin sous un ciel lavé de tout nuage, Lily vint s’asseoir spontanément sur mes genoux pendant que je lisais près de la fenêtre. Elle posa ses deux petites mains, parfaitement apaisées et guéries, sur les miennes. Dans son regard ne subsistait aucune trace de peur, seulement cette confiance profonde et silencieuse que nous avions mis des mois à reconquérir ensemble. La maison avait retrouvé sa paix, et pour la première fois depuis des années, l’avenir ne portait plus aucune ombre.