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La porte d’entrée claqua avec une violence qui fit trembler les pampilles de cristal du lustre hérité de ma grand-mère. Le son résonna dans le salon, net, brutal, suivi par le silence le plus lourd que j’aie jamais eu à supporter en soixante-quatorze années d’existence. Personne n’osait respirer. Même la musique de fond, une vieille cassette de jazz que Michael avait mise pour détendre l’atmosphère une heure plus tôt, semblait soudain grésiller comme un reproche.
Je tenais toujours ma perruque contre ma poitrine. Les fibres synthétiques, un peu rêches sous mes ongles tremblants, conservaient encore la chaleur moite de mon crâne. Je sentais les yeux…