— Elle n’a pas ouvert celle-ci.

Gabriel fronça les sourcils.

Élise sourit doucement.

— Celle-ci, c’est moi.

Il baissa la tête.

Pour la première fois, il ne chercha pas à répondre.

Et c’est peut-être là qu’il commença vraiment à changer.

Quant à Élise, elle ne remit jamais cette bague à son doigt.

Elle n’en avait plus besoin.

Le monde avait voulu la faire passer pour une criminelle.

Mais ce soir-là, au milieu du gala, en rendant une bague qu’on croyait lui reprendre, elle avait récupéré beaucoup plus précieux :

le nom de sa mère,

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sa propre dignité,

et le droit de marcher seule sous les lustres sans baisser les yeux.