Pendant trop longtemps, j’avais confondu la paix avec le silence. J’avais cru que courber l’échine face à la violence des miens était un devoir filial. Aujourd’hui, en regardant ma fille courir librement vers la lumière sans béquille, sans attelle et surtout sans la moindre peur, je comprenais enfin ce qu’était la vraie paix : le courage inébranlable de protéger ceux qu’on aime, même s’il faut pour cela brûler les ponts avec tout ce que l’on croyait être son monde.