D’un geste précis, délibéré, presque machinal, j’ouvris le menu de configuration, sélectionnai le groupe de contact familial, et pressai l’option de blocage définitif.
Puis j’éteignis l’écran.
Ils avaient cru me laisser nue, démunie et suppliante au milieu d’un aéroport étranger pour me contraindre à financer leur propre décadence. Ils avaient simplement oublié qu’une femme qui n’a plus rien à perdre retrouve instantanément le pouvoir le plus redoutable qui soit : celui de ne plus jamais demander pardon pour sa propre force.
La berline glissa dans la nuit parisienne, filant droit vers l’avenir que j’allais désormais bâtir selon mes propres règles.