Je rentrai dans la maison. Linda avait déjà rangé le pain et le lait dans les placards en érable. Elle m’attendait près de la baie vitrée, un verre d’eau et sa pilule à la main.
Elle posa sa tête contre mon épaule, contemplant les rosiers qui continuaient de s’épanouir paisiblement sous les premières étoiles de la nuit.
Pour la première fois depuis des années, notre maison n’était plus un champ de bataille ni une antichambre d’ambitions toxiques. Elle était redevenue ce pour quoi elle avait été bâtie : un sanctuaire de paix, inexpugnable et serein.