Mariana referma l’écran de l’ordinateur, repoussa sa chaise et descendit les quelques marches de bois pour rejoindre la plage.
Le sable était chaud sous ses pieds nus. Elle rattrapa Mateo au moment où une vaguelette venait mourir à leurs chevilles, le souleva dans ses bras et le serra fort contre son cœur. L’enfant éclata d’un rire cristallin qui se mêla au ressac de la mer.
Le véritable héritier n’avait jamais été une question d’empire financier, de patronyme prestigieux ou de sang prétentieux. Le véritable héritier était là, dans la liberté recouvrée, dans la force inébranlable d’une mère qui avait osé faire tomber des géants d’argile pour offrir à son fils un monde propre, digne et libre.
Mariana sourit à l’horizon infini de l’océan, et pour la première fois de sa vie, elle sut que l’avenir lui appartenait.