Je saluai le vieil homme et descendis l’allée pavée du cimetière d’un pas léger. Pour la première fois depuis des années, je n’avais plus le sentiment d’occuper une place dérobée ou accordée par pitié. À la grande table de la vie, je n’avais plus besoin qu’on m’assigne un siège près des portes de service : j’avais appris à construire ma propre place, et celle-ci ne dépendrait plus jamais du bon vouloir de personne.