Je glissai l’appareil dans ma poche, traversai la rue d’un pas assuré et entrai dans le petit bistrot d’en face, un établissement simple, chaleureux, aux vitres embuées par la vapeur d’une soupe chaude. Le carillon tinta gaiement au-dessus de ma tête.

— Bonsoir, Madame, me dit le patron derrière son comptoir avec un franc sourire. Table pour une personne ?

— Oui, répondis-je en décrochant mon manteau pour la première fois de la soirée. Une table pour une. Et apportez-moi ce que vous avez de meilleur. Je fête un nouveau départ.