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L’air sentait le cuir mouillé, le café froid et l’ozone résiduel des orages de fin d’été qui frappaient la base militaire de Fort Meade. Au centre du salon baigné par la lueur blafarde du plafonnier, personne ne respirait.
L’écran du smartphone du colonel Grant affichait l’image arrêtée : Marcus Kessler, le torse penché en avant, la mâchoire nouée par une haine froide, brandissant la boucle d’acier d’un ceinturon…