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PARTIE 2 — L’ÉTAU DE L’INJUSTICE Le froid de la cellule de détention provisoire n’avait rien à voir avec la température de l’air. C’était un froid qui s’infiltrait directement dans les os, un poison distillé par l’injustice pure. Assise sur un banc en métal fixé au sol, la tête calée entre mes mains, je sentais les pulsations de mon propre sang battre un rythme douloureux contre le pansement épais qui recouvrait mon oreille droite. Le bourdonnement strident ne s’était pas tu ; il était devenu une présence constante, une sonnerie continue qui brouillait mes pensées et me donnait envie de hurler contre les murs nus et décrépis.
La porte grillagée claqua dans un fracas métallique. Un gardien s’avança, tenant un classeur sous le bras. « Laurel Vance ? Ton avocat commis d’office est là. Salle d’entretien numéro…