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L’air du salon d’honneur du Grand Hôtel de Crillon sentait la cire d’abeille ancienne, le lys blanc et le parfum entêtant de l’argent facile. À travers les hautes baies vitrées donnant sur la place de la Concorde, la pluie d’octobre ruisselait en traînées froides, découpant l’obscurité naissante de Paris.

À l’intérieur, les lustres en cristal de Baccarat versaient une lumière dorée et flatteuse sur trois cents invités triés sur le volet. C’était le gala d’automne du consortium Sterling, une…

Le marbre poli de la grande salle de bal reflétait l’éclat aveuglant de six lustres monumentaux en cristal de Bohême. Rien n’avait été laissé au hasard pour ce qui devait être l’événement mondain de la décennie. Pourtant, sous les dorures et les accords feutrés d’un quatuor à cordes jouant à contretemps, l’air était devenu suffocant, chargé d’une tension sourde que nul n’osait encore nommer.

« Retire cette robe bon marché ! » L’injonction claqua comme un coup de fouet à travers l’immense volume sous plafond. La musique s’éteignit dans un couac lamentable de violoncelle.…

Le silence qui s’abattit sur la grande salle de réception du domaine de Rosenhof ne ressemblait à aucun autre. Ce n’était pas une simple interruption polie, mais un effondrement brutal de l’atmosphère de fête. Sous les lustres en cristal de Bohème dont les mille facettes renvoyaient des reflets d’or et de pourpre, la musique des violons s’était éteinte sur une fausse note déchirante. Les serveurs en gants blancs s’étaient figés, une bouteille de champagne millésimé inclinée au-dessus d’une flûte, le regard fixé sur l’estrade d’honneur.

« Les enfants de mendiants n’ont rien à faire à ce mariage ! » Les mots résonnaient encore contre les boiseries de chêne sombre ciré. La jeune mariée, Britta von…

Le tintement du laiton contre le marbre blanc de Carrare ne fit pas simplement du bruit ; il sembla fissurer l’air saturé de parfums d’ambre, de champagne millésimé et de rôtisseries délicates. Autour de la longue table d’apparat, une trentaine de convives se tenaient pétrifiés, fourchettes en argent suspendues à mi-hauteur, verres de cristal à peine posés. Les conversations feutrées de la haute bourgeoisie financière s’étaient éteintes d’un coup sec.

Mauricio Keller sentit une onde de chaleur lui monter au visage, immédiatement suivie d’une morsure de froid polaire dans la nuque. Il avait vingt-neuf ans, le port altier, une coupe…